L’Atelier du geste
Accueil du site > TAICHI QIGONG > Style Cheng Man Ching

Style Cheng Man Ching

2013


JPG - 65.8 ko
Diplôme Instructeur Fédération des Ecoles Cheng Man Ching

LE TAO DE L’ULTIME DOUCEUR

CHENG Man Ching (1901-1975) a reformulé l’enseignement reçu de YANG Chen Fu (1883-1936) au plus près des principes énergétiques des arts internes chinois [1] :

L’extrême douceur et l’extrême tranquillité sont la concrétisation du Yin.

Lors de la rencontre de l’extrême Yang avec l’extrême Yin, la défaite est toujours du côté du Yang.

A ce propos, Lao Tseu dit : le doux et le souple l’emportent sur le dur et le fort.

LE MAÎTRE DES 5 EXCELLENCES

"Calligraphe, peintre, poète, docteur en médecine traditionnelle chinoise, CHENG Man Ching s’appuya sur son expérience dans tous ces domaines pour conférer à l’art qu’il apprit de YANG Chen-Fu une qualité de pureté telle que son tai chi devint non seulement un art martial supérieur, mais aussi un véhicule pour le développement personnel et la transformation de soi."

William NELSON [2], fondateur de la Fédération des écoles Cheng Man Ching.

Le Professeur CHENG Man Ching [3] (1901-1975) fut l’un des proches disciples de Maître YANG Chen-Fu (1883-1936) [photo], premier grand diffuseur du Tai Chi Chuan [4].

CHENG Man Ching synthétisa, à partir de la forme Yang en 108 postures, la forme en 37 pas.

La quête de la douceur et de l’effacement qui la caractérise est une mise en œuvre du "non-agir" [5] :

Douceur et souplesse l’emportent sur dureté et force.

LAO-TSEU [6]


UN TAICHI ÉPURÉ ET FLUIDE

Les notions de « main de la belle femme » et de « dong dang » (le mouvement et l’élan) sont bien particulières à l’Ecole Cheng Man Ching.

La première va dans le sens d’une fluidité totale du Chi (ou Qi, pinyin), jusqu’à l’extrémité des doigts, la seconde met en exergue la continuité des postures pour ne faire de la forme qu’un seul mouvement, un seul souffle.

Les autres points fondamentaux pour CHENG Man-Ch’ing sont l’installation des racines dans le point yongquan, liée au concept du « song » (l’enracinement dans un relâchement complet), le souci permanent de faire descendre le Qi dans le dantian, ainsi que le rôle essentiel de la taille, dont les mouvements des membres supérieurs sont totalement dépendants.

Ainsi, le Tai Chi Chuan que CHENG Man-Ch’ing a appris de YANG Chen-Fu, aux mouvements amples et ouverts, aux poignets fléchis, à la didactique martiale, a progressivement laissé place à un Taichi épuré, plus effacé.

La forme suit une voie plus naturelle, plus subtile, plus fluide, afin de permettre une circulation sans entrave du Qi.

Par ailleurs, le travail du Tuishou (poussée des mains) que CHENG Man-Ch’ing a développé repose beaucoup plus sur une recherche des principes que sur l’application de méthodes.

C’est en ce sens que l’on peut considérer le Tai Chi Chuan que CHENG Man-Ch’ing a légué comme une voie taoïste naturelle.

Portfolio

Stage William Nelson, L'Atelier du geste, Lyon 2010. Forum Cheng Man Ching, équipe de Taïwan, Foix 2010. Forum Cheng Man Ching, professeurs des écoles Cheng Man Ching, Foix (...) Certificat de Qualification Professionnelle 4e Duan Wushu Nei Gong délivré le 06/12/2012

Notes

[1] Photo : Ken Van SICKLE

[2] Professeur William NELSON, vice-président de la Fédération Internationale de Tai Chi Chuan de Taiwan et représentant pour la France, maître-instructeur de la Zhong Ding Chinese Martial Arts Association of Malaysia. Ses maîtres et professeurs : Maître John KELLS de Londres, Maître CHU Hong Bing, Maître WANG Chin Shih de Taiwan, Sifu Nigel SUTTON et Maître LAU Kim Hong de Malaisie, Maître TAN Ching Ngee de Singapour.

[3] ou ZHENG Manqing en pinyin, alphabet phonétique, système de transcription officiel en usage en Chine populaire

[4] ou taijiquan en pinyin

[5] "Il s’agit de limiter son intervention de façon à permettre aux choses de se faire d’elles-mêmes, de se libérer de tout activisme, de tout excès d’ingérence qui ferait obstacle aux propensions naturelles. En d’autres mots, c’est le mode du Tao. Tout, dans la nature, s’accomplit sans intervention particulière. De même, le sage qui se modèle sur le Tao se garde d’intervenir de manière inconsidérée dans le cours des choses. Il laisse à chaque être la possibilité de se développer conformément à sa nature propre" - Eric CAULIER, "Voyage au coeur du Taijiquan", Guy Trédaniel Editeur, 1998, pp. 129-130.

[6] LAO-TSEU : mes mots sont faciles à comprendre ; le Tao Te King commenté par le maître CHENG Man-Ch’ing, chapitre 36, page 131, Le Courrier du Livre, 2004.

Répondre à cet article


© Copyright "L'Atelier du geste" - 2007 / 2013 - |Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Espace privé | J-P. Peyruseigt | Création graphique - webDesign